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Synopsis

 L’enfance est la merveilleuse éclosion de la vie, un échelonnement dans le temps où l’innocence et la candeur sont rois, les frontières nébuleuses et les thèmes prosaïques infiniment réduits.

Pour certains malheureusement, cette époque n’a jamais existé ou bien, elle fut si abrégée que sa répercussion demeure en eux presque indécelable. Pour les plus fortunés, cette séquence de leur vie déborde de merveilleuses aventures, d’amour, d’affection, de leçons, de jeux, d’arcs en ciel et de rêves.

Pour nous les enfants du Mellah, la structure étriquée et dotée de nombreuses ruelles exiguës et obscures, stimulait notre imagination et suscitait des rencontres avec le bizarre, l’inconnu, l’intrigant, la superstition, les rites parfois cocasses, parfois angoissants mais toujours fascinants. Dans ce kaléidoscope de cultures et de religions, le quartier juif devenait notre antre de dragons, de djinns, de fées et de fantastique…

2 avis pour Derrière les remparts du Mellah de Marrakech

  1. Thérèse Zrihen-Dvir, conteuse d’un Maroc disparu
    http://www.israpresse.net/therese-zrihen-dvir-conteuse-
    dun-maroc-disparu/
    Juin 24, 2015 – 15 h 53IsrapresseCommentaires fermés sur
    Thérèse Zrihen-Dvir, conteuse d’un Maroc disparu
    Évoquant le Marrakech de son enfance, Thérèse Zrihen-Dvir,
    auteur israélienne d’origine marocaine publie son dernier
    ouvrage, « Derrière les remparts du Mellah de Marrakech »
    (l’Harmattan), qui est peut-être son livre le plus personnel
    car dédié à son petit-fils, Guy.
    L’auteur de 60 ans est née à Marrakech et y a vécu jusqu’à
    l’âge de 17 ans. Elle quittera le Maroc après une courte
    visite en Israël en 1966 qui avait définitivement changé son
    opinion sur toutes ses illusions quant à l’État juif.
    « Sa petitesse, fragilité, ses soldats, sa précarité et
    surtout le défi qu’il représentait en ces années cruciales
    de son existence, m’avaient fait comprendre que tous les
    bras y étaient les bienvenus », déclare-t-elle. Aussi,
    elle rejoindra le pays dans sa bataille pour sa survie
    lorsque la guerre des six jours éclata.
    Son enfance et son adolescence ont été marquées par
    certains évènements comme l’arrivée des Chleuhs
    (ainsi étaient nommés les juifs berbères du sud-ouest
    du Maroc) au Mellah de Marrakech, puis leur Alya, le
    retour du roi Mohamed V au Maroc, le départ des Français
    qui débutera avec l’indépendance du Maroc en 1956 et puis
    l’émigration silencieuse des Juifs du Maroc vers Israël
    et d’autres pays.
    Installée en Israël en 1967, Thérèse Zrihen-Dvir émigrera
    au Canada dans les années 80, et arrivera enfin de
    nouveau en Israël. Et pourtant, c’est le Maroc qui
    semble faire ressortir ses écrits les plus intimes.
    Si elle a déjà raconté sa ville de naissance dans “Il était
    une fois Marrakech la Juive » (l’Harmattan, 2011),
    écrit une fiction sur un jeune juif marocain
    prêt à tout pour sauver son frère dans ” La chasse à
    l’arc en ciel » (l’Harmattan, 2015), ou dépeint une
    épopée amoureuse dans “Il sentait bon le sable chaud
    mon légionnaire » (Société des écrivains, 2014),
    c’est en conteuse populaire que l’on retrouve
    Thérèse Zrihen-Dvir.
    Des petits contes narrés à son petit-fils, Guy, à la
    demande de la fille de l’auteur qui souhaite conserver
    et faire perpétuer le riche patrimoine de la Ville Rouge.
    Aussi, à travers les odeurs, les motifs et les mots
    d’antan, le lecteur pénètre dans un univers
    enchanté découvrant ou redécouvrant un monde perdu,
    celui de la Marrakech juive.
    Un seul regret, peut-être le manque d’illustrations
    pour mieux capter les couleurs des descriptions de la
    ville natale de l’écrivain.
    « J’y ai pensé honnêtement. Toutefois, la variété des
    récits m’a contrainte à m’abstenir de l’illustrer.
    Par contre dans la version hébraïque de ces contes,
    j’y ai ajouté quelques images ou petits dessins »,
    précise l’auteur publiée en français, hébreu
    et anglais.
    Les Israéliens aiment voyager au Maroc bien qu’il
    ne soit tout de même plus celui d’autan. Et pourtant,
    que ce soit en voyage organisé à la redécouverte de
    leurs racines ou en période de pèlerinage, des milliers
    de touristes arrivent dans le pays du couchant lointain
    et pour Mme Zrihen-Dvir, la raison est toute simple :
    « Nostalgie – mais surtout ne dit-on pas que l’on
    idéalise les lieux où nous avons une fois, vécu alors
    qu’en réalité, ils n’étaient que de simples éléments
    que nous nimbons inconsciemment d’une auréole de
    mystère ».
    C’est ainsi, que l’auteur a su recréer sa ville, et nous
    invite à y flâner avec ses yeux d’enfant: « Mes souvenirs
    d’enfance ainsi que le kaléidoscope des cultures que j’ai
    côtoyé durant cette période m’ont permis de reproduire
    certains caractères et leur biographie – ou plus
    précisément leurs aventures et mémoires. »
    Nostalgique, Thérèse Zrihen-Dvir l’est indéniablement.
    Nostalgique d’un Maroc qui a été le moule de son enfance
    et de son adolescence et qui n’est plus :
    « Je n’oublierai jamais ses palmiers et ses
    couchants flamboyants. Je n’oublierai jamais
    mes retentissantes victoires contre les petits
    maraudeurs du Mellah, ni les contes,
    ni les craintes et ni les superstitions.
    Je le vois toujours derrière l’écran
    de la rosée du matin. »
    Nelly Ben Israël

  2. 5 sur 5

    Nelly Ben Israel – Merveilleux

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